Incivilités : tous responsables ?

Pas facile de définir la notion d’incivilité. Wikipedia parle de « comportements qui ne respectent pas une partie ou l’ensemble des règles de vie en communauté telles que le respect d’autrui, la politesse ou la courtoisie ». De l’impolitesse à l’acte de petite délinquance, des crottes de chiens à la vitesse excessive, les incivilités rendent mal à l’aise, peut-être parce qu’elles empêchent tout simplement le bon entendement entre les individus. Et malheureusement, personne n’est irréprochable. Si Saint-Didier est perçu et reconnu comme une commune agréable et tranquille, elle n’échappe pas à ces désagréments du quotidien. S’il appartient bien sûr à l’autorité publique de veiller à la tranquillité des citoyens, qu’est-ce qui nous empêche, chacun et chacune, de donner un petit coup de pouce et de faire de l’espace public un espace… positif ?

Top 5 des incivilités qui énervent, qui irritent, qui dérangent, qui lassent, qui fâchent…

Le bruit

Réglementairement, le bruit devient gênant quand il est répétitif, intensif et qu’il dure dans le temps et ce à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Un animal, une chaîne hi-fi, une tondeuse… quelle que soit la source, c’est la gêne qui compte. Si la majorité des désagréments se règle par une discussion entre voisins bien élevés, un petit courrier rédigé convenablement peut avoir son effet. Le Conseil national du bruit propose plusieurs modèles sur son site : www.bruit.fr.

La vitesse

Que celui qui n’a jamais roulé plus vite que la vitesse autorisée lève la main. Personne ! Et oui, nous avons toujours une bonne raison d’accélérer. Déposer les enfants à l’école, filer au travail, au match de foot avec les amis ou à un rendez-vous… et bizarrement, on a tendance à redevenir civilisé quand on regagne son quartier. Les relevés des deux radars pédagogiques installés sur la commune montrent qu’il y a finalement assez peu de grands excès de vitesse, mais beaucoup de petits… aussi dangereux que les grands. En France, près de la moitié des accidents mortels attribuables à la vitesse concernent des dépassements de moins de 10 km/h.

Le stationnement

C’est comme pour la vitesse, on a toujours une bonne raison pour se garer sur le trottoir : « j’en ai pour deux secondes ! ». Deux secondes suffisent pour provoquer un accident. Parlez-en aux assistantes maternelles obligées de descendre du trottoir avec leurs poussettes pour contourner une voiture garée presque dans la boulangerie. En 20 ??, la police municipale a dressé ?? contraventions pour stationnement irrespectueux. (en attente du chiffre par PM le 14/08)

Le dépôt sauvage

La déchetterie est à 3 longs kilomètres ; Qu’à cela ne tienne ! La rue fera bien l’affaire! Et c’est avec ce genre de raisonnement qu’on se retrouve avec 40 enlèvements en moyenne par an facturés par le Grand Lyon 400€ à chaque fois. C’est toute la collectivité qui paie pour quelques personnes sans gêne.
Pour rappel, les 19 déchetteries de la Métropole sont ouvertes 7/7j sauf les jours fériés.
Vous trouverez l’ensemble des info sur le site /www.grandlyon.com/services/carte-et-horaires-des-decheteries
Et si vous ne possédez pas de voiture, demandez à votre voisin s’il ne peut pas vous rendre un petit service…

Les déjections canines

C’est moche, ça sent mauvais et ça pollue. Les propriétaires de chiens doivent admettre que laisser leur animal faire ses besoins sur le trottoir ou les espaces verts est un manque de respect difficile à justifier. Verbaliser ? Monter une brigade anti-crottes ? Interdire les chiens sur l’espace public ? Soyons sérieux : le seul moyen d’endiguer ce fléau urbain, c’est de ramasser, car avoir un chien, ça s’assume. Il existe une ribambelle d’outils très ingénieux dans le commerce. Des distributeurs de sac doivent être installés très prochainement.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Vous sentez-vous concerné ? Pas du tout ? Vous avez des suggestions, des bonnes idées ? Que peut-on faire individuellement et collectivement pour lutter contre ces petits fléaux du quotidien et améliorer la qualité de l’espace public ? La discussion est ouverte. Envoyez nous vos idées : courrier@stdidier.com

Qui casse, paye !

Entre juin 2016 et juin 2017, plusieurs actes de vandalisme ont été commis sur des bâtiments communaux. Bilan : plus de 50 000 € de dégâts et une lassitude des services dont le temps pourrait être mieux utilisé. La mairie a déposé plainte régulièrement. Pour certains faits, les auteurs présumés ont été identifiés par la gendarmerie. Dans le cas des tags, pour qu’ils mesurent bien les conséquences de leurs actes, la mairie a souhaité qu’ils payent rapidement pour ce qu’ils avaient fait, sans présager des suites judiciaires que le Parquet de Lyon donnerait à cette affaire. Le maire a reçu chacun des auteurs des dégradations, avec les parents pour les mineurs. En fonction de leur niveau de participation aux faits, chacun a versé entre 432,93€ et 156 € à la mairie.

D’autres convocations auront lieu à la rentrée en mairie et au tribunal pour des délits plus récents.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout cela sans compter les heures de travaux effectués par les services techniques municipaux et métropolitains et qui peuvent se chiffrer en quelques centaines d’heures ! Quant à nous les usagers nous subissons les désagréments de ce vandalisme quasi quotidien !