Rencontre avec Tanguy PERRIN et Estelle CHICANNE : cofondateur et associée de la société Despeen

Incubée par la société Sword, installée dans le parc d’affaires de Crécy, la jeune start up désidérienne Deepsen participe à  une révolution dans le domaine de la e-santé.

Entretien avec deux Désidériens attachés au développement du territoire: Tanguy Perrin, cofondateur et Estelle Chicanne, associée.

Qu’a développé Deepsen ?

Deepsen est une jeune entreprise désidérienne de e-santé qui développe une solution thérapeutique de traitement de l’anxiété et de la douleur diffusée grâce à un dispositif de réalité virtuelle.

Basée sur les techniques de l’hypnose, de la luminothérapie et de l’audiothérapie…

Il s’agit d’un véritable complément non médicamenteuse et non invasive dans la prise en charge des patients au sein des établissements de soins.

Comment vous est venue cette idée ?

Aujourd’hui la prise en charge de la  douleur et de l’anxiété par le corps médical repose principalement sur une prescription médicamenteuse.

En plus des nombreux effets secondaires avérés (somnolence, coma, convulsions, voire plus rarement amnésie), la consommation de médicaments peut accroître la durée de récupération post-opératoire.

Quelles sont vos particularités ?

Pour répondre aux spécificités de chaque patient, les séances sont personnalisées en fonction des besoins et pathologies. Notre algorithme vient piocher dans notre « e-pharmacie »: une base d’hypnose médicale, une once de luminothérapie, un soupçon de musicothérapie, une goutte de sophrologie, le tout mélangé dans un environnement choisi par le patient.

Quelle est la suite ?

L’accueil reçu par les anesthésistes et globalement par le personnel hospitalier a été très positif. Nous travaillons actuellement sur l’intégration de notre solution au sein du parcours de soins. A date, nous menons des études sur les phases préopératoires et opératoires.

Nous réfléchissons également à l’accompagnement du « patient debout» et envisageons des solutions pour la gestion des douleurs chroniques et pour la prévention des risques sociaux professionnels. Bref les axes de développement sont encore nombreux.