Chenilles processionnaires

La chenille processionnaire (Thaumetopoea pityocampa et Thaumetopoea processionea) est la larve d’un papillon de nuit. La femelle papillon recherche en priorité les pins, et autres résineux, pour y pondre ses œufs. Pendant l’automne, les larves se construisent un abri de soie, sous forme de cocons, pour passer l’hiver. Au printemps, la colonie quitte l’abri en descendant le long des troncs et se dirige vers le sol. C’est la procession de nymphoses : toutes les chenilles se tiennent les unes aux autres et se déplacent en longue file. Au bout de plusieurs jours, elles s’arrêtent dans un endroit bien ensoleillé et s’enfouissent dans le sol.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est pendant cette période, le printemps, que chacun doit faire attention à cette chenille. Ces insectes sont susceptibles de libérer des soies urticantes et dangereuses pour l’être humain ainsi que les animaux. Elles provoquent le plus souvent des symptômes cutanés tels qu’érythème, œdème cutané et éventuellement prurit avec le risque de surinfection bactérienne. En cas de contact oculaire, une kérato-conjonctivite peut être observée. En cas d’inhalation, elles provoquent des signes respiratoires allant de l’irritation bronchique à l’œdème pulmonaire (rare). Il faut noter que la peau transpirante fixe plus facilement les soies qui pénètrent l’épiderme et provoquent des réactions cutanées importantes chez les sportif·ive·s. Chez les personnes allergiques aux piqûres d’insectes, le tableau clinique peut être aggravé par des manifestations générales à type œdème de Quincke et asthme. La première des précautions est d’éviter tout contact avec la chenille ou les nids (même vides).

Les bons réflexes :
En cas d’observation de cocons dans les pins : vous devez informer la commune. Les propriétaires des terrains concernés sont mis en demeure afin de faire effectuer un échenillage et prévoir des traitements préventifs à l’automne.
En cas d’observation de procession : ne pas y toucher et baliser le terrain. Si la procession est sur le domaine public, vous devez la signaler à la mairie. Dans l’attente d’une intervention, il est préférable d’empêcher l’accès du public aux zones de processions. Il est essentiel de ne pas chercher à tuer les chenilles (par exemple en les écrasant), ce qui libère les soies pathogènes, mais de baliser leur procession en les laissant s’enterrer.

En cas de contact avec la peau : laver abondamment la zone avec de l’eau froide et du savon. Eviter de se gratter.
En cas de contact avec les yeux : rincer abondamment à l’eau claire et consulter un ophtalmologue.
En cas d’inhalation : contacter un·e médecin qui évaluera l’importance des symptômes et donnera un traitement adapté

Les moyens de lutte mis en œuvre :
Prospection : le contrôle, dès le mois de novembre, sur les colonisations des années précédentes, permet d’intervenir rapidement et efficacement sur les cocons en cours de formation et de détecter de nouveaux arbres colonisés.
Rappel : aux propriétaires privés du rôle important de la lutte préventive de septembre à octobre. En cas d’oubli ou d’échec du traitement, demande d’action curative de suppression mécanique des cocons.
Mise en œuvre : mise en demeure des propriétaires par la mairie en cas de constat de nouvelles infestations. Les propriétaires contrevenants s’exposent à des poursuites administratives et éventuellement civiles.